1-Définition
2-Ecoles
3-Psychothérapie
intégrative
4-But des techniques
et
principes de base
5 Voies
synergiques
et
complémentaires
6
Etats du moi
|
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1
- Qu’est ce qu’une
psychothérapie ?
De
nombreuses définitions ont été données du
terme psychothérapie. Une des plus générales est
celle proposée par E. Giusti (1995) du terme
psychothérapie.
"La psychothérapie constitue toujours une rencontre entre deux
ou plusieurs personnes, dans laquelle l'une se définit ou est
définie comme ayant besoin d'aide et demande à être
soignée ou à changer, alors que l'autre possède et
est reconnue pour avoir des qualités personnelles
déterminées et un corps de connaissances théorique
et technique, qu'elle utilise pour aider l'autre à produire un
changement"
2 -
Les principales écoles de psychothérapie
Il existe cinq courants majeurs de psychothérapie qui, à
eux seuls, représentent l'essentiel des approches
utilisées actuellement.
2- 1 - La psychanalyse
(Freud,
Gilliéron) et les psychothérapies dites psychodynamiques
(ou P.I.P. : psychothérapies d'inspiration psychanalytique).
Leur but est de
résoudre des conflits pulsionnels refoulés et
inconscients de l'enfance par une prise de conscience et
l'interprétation d'associations libres, d'actes manqués,
des rêves et du transfert.
Rôle du
thérapeute
Il invite à réfléchir, à interpréter
avec une neutralité bienveillante, parfois frustrant ou donnant
du soutien mais essentiellement non directif.
2- 2 - Les
psychothérapies comportementales et cognitives (Lazarus,
Beck,
Goldfried)
Leur objectif est la restauration des capacités
d'expériences et des compétences comportementales et
cognitives, par la modification de la conception et du contrôle
de soi et par la gestion du stress. Elles utilisent divers moyens
thérapeutiques (désensibilisation, habituation, jeux de
rôle, exposition, etc..).
Rôle du thérapeute
"chasseur" de
pensées et de comportements dysfonctionnels, il conseille et
soutient.
2- 3 - Les thérapies
stratégiques et systémiques(
Waltzlawick, Malarewicz):
Leur but est de mettre en place des structures de communication
constructives, par dépistage et modification des structures
dysfonctionnelles. Les moyens mis en oeuvre sont des jeux de
rôle, des métaphores, des recadrages des paradoxes
thérapeutiques.
Rôle
du thérapeute
Il invite à observer, à
évoquer la structure de communication dysfonctionnelle et donne
éventuellement des conseils et apporte un soutien.
2- 4- Les thérapies
humanistes et expérientielles dont la principale est
la Gestalt (Rogers, Greenberg, Delisle, Perls)
Elles s'appuient sur la promotion de
l'actualisation de soi, de la croissance personnelle et de la
spontanéité en privilégiant la rencontre,
l'empathie, l'acceptation, le dialogue. Les outils concrets
employés sont les suivants : jeux de rôle, chaise vide,
dialogues imaginaires, confrontation des résistances à
l'expérience.
Rôle du thérapeute
C'est le partenaire d'un
dialogue,
acceptant l'autre et mutuellement permissif. Il suit parfois le
processus en cours de manière non directive. Parfois, il
intervient et redirige ce processus en utilisant son contre- transfert
et en stimulant les émotions du patient.
La P.N.L. peut être classée comme une approche
fondamentalement
humaniste où l'écologie de la personne (respect de la
personne) a une
valeur quasi constitutionnelle.
2- 5- Les psychothérapies de
modification de l'unité psychocorporelle
(relaxation,
sophrologie, thérapie reichienne et bioénergie ..) ont
été développées par Schultz, Caycedo,
Vittoz, Reich, Lowen.
Elles tendent à restaurer la fluidité de la conscience
des différents mouvements du corps et de l'esprit et invitent
à se déprendre des représentations et ruminations
habituelles pathogènes afin de retrouver le plaisir et le
bien-être dans le simple vécu de soi même.
Les moyens mis en oeuvre sont la relaxation, la méditation, les
visualisations positives, les divers exercices de "pleine
conscience".
Rôle du thérapeute
Il
observe les
résistances à la détente, stimule l'attention et
la conscience, donne des instructions et des conseils.
Mais outre ces cinq courants majeurs de psychothérapie, il
existe actuellement plus de 400 formes de psychothérapies
répertoriées. Face à cette offre surabondante,
comment en retirer la quintessence, comment reconnaître les
ingrédients de base utiles et indispensables, et surtout comment
les intégrer et les adapter au cas particulier de chaque patient
?
Des éléments de réponses peuvent être
apportés par les praticiens ayant une approche intégrative de la psychothérapie.
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de page
3 - Qu'est ce que la
psychothérapie intégrative et éclectique ?
" En
fait, tout indique que des effets
néfastes ont toutes les chances de se produire quand les
thérapeutes appliquent de manière rigide la même
approche avec tous les patients". (Lieberman,Yalom & Miles, 1973)
C'est une psychothérapie qui intègre à
l'approche psychothérapeutique plusieurs théories et
techniques issues des écoles majeures de la
psychothérapie.
En effet, face à la multitude de formes de
psychothérapie, et au choix complexe à effectuer, deux
attitudes peuvent être adoptées.
3- 1 - La
première attitude encore très fréquente,
consiste à
se réfugier derrière une approche unique et
"intégriste" ( par opposition à intégrative), en
jugeant de façon radicale les autres comme erronées,
fallacieuses ou inférieures. Cette attitude se renforce d'une
méconnaissance des autres écoles et est alimentée
par des stéréotypes encore très répandus.
Pour
citer quelques exemples de ces caricatures:
. la psychanalyse ne serait à proposer qu'aux riches en bonne
santé, et sans effets thérapeutiques,
. les thérapies cognitives seraient exercées par des
thérapeutes obsessionnels aimant avant tout rationaliser et
maîtriser des "patients/objets",
. la psychothérapie Gestalt entraînerait les patients
dans des situations sexuelles, dangereuses, explosives et d'effets
dévastateurs.
Evidemment, chacun de ces clichés est parfaitement ridicule pour
les thérapeutes compétents qui connaissent de
l'intérieur chacune de ces techniques, mais peut paraître
plausible pour celui qui se contente de juger sur la foi des rumeurs
renforcées de ses propres convictions.
3-
2 - La
deuxième
attitude consiste à prendre le temps, à avoir la
patience, le courage et l'humilité d'explorer l'univers des
différentes formes de psychothérapie afin d'en
découvrir les arcanes et d'en utiliser de manière
créative le plus grand nombre de possibilités. Mais un
danger guette cette démarche, c'est de composer une
"purée de théories" et une salade de techniques" !,
En
effet, le risque est d'en retirer des connaissances trop superficielles
pour pouvoir appliquer les techniques de manière
adéquate. Il est donc nécessaire d'être
guidé par une réflexion sur l'intégration et
l'éclectisme.
Le
diplôme universitaire de psychothérapie mis en place
à Lyon (UCB Lyon 1) s'inscrit dans cette démarche. Il
fait partie d'un mouvement de réflexion national qui a
débuté en 1992, par la création de l'Association
française pour l'approche intégrative et
éclectique en psychothérapie (AFIEP). Ce mouvement
national s'est vu confirmé par la naissance au sein de la
Fédération Française de psychothérapie
intégrative et multiréférentielle (FFPIM) dont
l'AFIEP est l'une des associations fondatrices.
Le but n'est pas de constituer une école de plus ( ce qui
rajouterait encore plus au cloisonnement) mais au contraire d'ouvrir un
espace de communication, de coordination et d'enrichissement mutuel des
différentes écoles. Il s'agit plutôt d'une
"méta-école" qui vise à garder en mouvement
continu une réflexion qui ne pas se figer et s'isoler.
En
France, cette voie est encore novatrice même si actuellement
beaucoup de psychothérapeutes, sans forcément oser le
dire, évoluent individuellement vers l'intégration et
l'éclectisme.
La
psychothérapie est une pratique multidimensionnelle aux formes
diverses et évolutives. Comme il n'existe pas dans ce domaine de
vérité doctrinaire, l'ouverture aux
différents savoirs déjà constitués et aux
idées nouvelles sont de judicieux principes directeurs. Le
travail consistant à créer un lien entre ces savoirs
établis et ces idées nouvelles est également
très important.
Personnellement, je me trouve en plein accord avec Delourme (1999)
quand il déclare: "ce qui permet d'être toujours en
recherche et d'être aveugle moins souvent est l'alliance entre
des théories et des méthodes issues de champs
différents".
En effet, il ne s'agit pas d'être spécialiste d'une
méthode mais d'être utile au patient ce qui est
complètement différent.
Cette hétérogénéité n' est pas
toujours confortable, mais elle a le mérite d'être ouverte
et évolutive et elle permet un rapprochement avec un
présupposé de la P.N.L. :"
la
carte n'est pas le territoire" qui nous invite à avoir
une attitude de tolérance
face à des personnes qui n'ont pas la même vision des
choses que nous.
L'intérêt des possibilités de création de
combinaisons thérapeutiques (éclectiques ou
intégratives), c'est de faire appel à
l'inventivité et aux capacités d'adaptation du
thérapeute. Cette notion rejoint également un autre
présupposé de la P.N.L. :"Il
n'y a pas d' échec du Feed back".
Si
une approche thérapeutique ne fonctionne pas avec un patient, il
est absolument nécessaire de s'adapter, d'être flexible et
d'essayer autre chose, une autre méthode, un autre protocole.
L'approche pluraliste en psychothérapie a ainsi
réfuté cette prétention à l'existence d'une
voie royale pour la relation thérapeutique "idéale".
Lazarus (1999) a ouvert une voie dans ce sens avec ce qu'il a
appelé les "thérapies multimodales". Cette approche
préconise, tout comme la P.N.L., la flexibilité thérapeutique en soulignant
qu'il n'existe pas une manière unique d'approcher les
problèmes psychologiques des individus.
Pour le
praticien, il s'agit de ne pas craindre les contradictions apparentes
entre les différents systèmes thérapeutiques, mais
de faire en sorte que la "mise en dialogue" des différents
systèmes mène à une créativité
personnelle et professionnelle accrue.
"La flexibilité, l'ouverture mais
aussi la vigilance critique sont des principes de ce mouvement
éclectique" (Delourme 1999)
Dans
tous les cas, ce sont les actions, interventions et attitudes
relationnelles du thérapeute qui seront adaptées au
patient, et pas l'inverse.
Il existe plusieurs conceptions de l'intégration et de
l'éclectisme :
. le courant pragmatique ou éclectisme technique ( association
de plusieurs techniques différentes en même temps ou
successivement),
. le courant de l'intégration théorique qui, comme son
nom l'indique, met l'accent sur l'intégration des
théories sous jacentes aux différentes techniques.
Pour
illustrer cela, J.C. Norcross (1998) nous donne une comparaison
gastronomique. "L' éclectisme
technique compose un menu avec différents plats, alors que
l'intégration théorique compose un nouveau plat en
combinant différents ingrédients".
Compte
tenu
de ce qui précède, l'approche pratiquée à
Alcyon Sophrologie 86 à Poitiers se rapproche du courant dit
pragmatique ou technique.
En effet, lors de ma pratique, outre la P.N.L., j'associe
principalement trois autres techniques qui sont
détaillées dans le site : l'Hypnose classique et/ou
éricksonnienne, la Chithérapie plus connue en France sous
le nom de Reiki, et la Sophrologie.
4 -
Le but des techniques utilisées et les principes de base
Toutes les techniques
utilisées ont
un but commun
:
" le mieux être physique et moral du patient".
Pour cela, le
thérapeute
en relation d'aide respecte 4 principes de base :
- La
présence
Il centre toute son
attention sur le patient et cherche à
l'accompagner de la manière la plus efficace possible, que ce
soit physiquement, ou psychologiquement,
- L'écoute
active
Elle permet de comprendre
la problématique du patient d'une
manière verbale et / ou non verbale,
- L'empathie
C'est la capacité
du thérapeute à vérifier
et à montrer au patient que ses propos ont bien
été entendus et compris,
- L'exploration
Elle sert à aider
le patient à identifier et à
explorer ses sentiments, ses comportements et ses expériences,
ainsi qu'à formuler ses propres solutions.
5
-
Quatre voies synergiques et complémentaires
Par une approche
à la fois
globale
et analytique, les thérapies comportementales et cognitives sont
des outils très efficaces dans le traitement du stress et
des affections
psychosomatiques.
Les techniques utilisées ont pour but d'obtenir un
contrôle physiologique au
niveau du corps permettant de réduire les effets du
stress.
Pour maîtriser ou diminuer l'impact du stress sur son bien
être physique et moral, un individu doit interposer entre lui et
un évènement éprouvant, un ensemble de processus
actifs dénommé "stratégie du coping" par les
anglo-saxons :
- l'analyse de ses réactions,
- le respect du réel,
- l'affirmation de soi.
La participation active
du requérant et la mise en place de
cette stratégie grâce aux méthodes sophrologiques,
permettent :
- de gérer les "stresseurs inévitables",
- d'obtenir des résultats dans des situations
jusqu'alors insolubles.
Ces thérapies approchent le stress par 4 voies
synergiques et complémentaires : la pensée, les
émotions, le comportement et le corps :
Elle est source de
stress et elle est traitée en
suggérant au patient des pensées alternatives plus
adaptées et moins stressantes (ex : Sophrologie) .
Il s'agit
donc de susciter une modification de la "conduite intérieure" du
patient.
Ainsi peut s'opérer, au
plus profond, une reprogrammation mentale positive (ex
: Sophrologie , Hypnose
thérapeutique)
des pensées du patient.
Elles sont
traitées par des techniques psychocorporelles
d'inspiration psychanalytique (ex : Hypnose
thérapeutique, Sophrologie).
L'approche
comportementale est axée sur l'affirmation de soi (ex
: Hypnose
thérapeutique, Sophrologie)
et sur le changement de comportement vis à vis de sa
santé.
L'approche corporelle
apprend au patient à mieux maîtriser
par la relaxation (ex : Sophrologie, Relaxation)
ses
réactions physiologiques face au stress.
6
-
Les états du moi
La Relation d'Aide, la
Psychothérapie
permettent une meilleure utilisation des trois états du "moi"
Chaque être humain possède 3 principaux états du
moi : l'enfant, l'adulte,
le parent.
Aucun état du moi n'est meilleur qu'un autre, c'est
l'utilisation de ces 3 états qui est importante.
C'est celui qui fait de nous un
être unique parmi tous les autres. C'est avec cet
état que nous prenons nos décisions, en fonction de ce
qui nous satisfait le plus.
Développer le moi enfant, c'est :
- développer notre sensualité,
(plaisir de nos 5 sens) : regarder un coucher de soleil, écouter
de la musique, goûter des mets nouveaux, humer les odeurs de la
nature,
oser vivre sa sexualité,
- exprimer
plus librement ses émotions : peur, colère,
tristesse et surtout joie,
- oser prendre de nouvelles permissions "Je
décide de me
permettre de ......." est une décision que l'on peut prendre
à tout âge,
- enfin, c'est accroître la
capacité
d'amour pour les autres, pour la vie, pour la nature, pour soi, pour la
vie spirituelle.
Développer notre moi adulte consistera à :
- analyser
les désirs qu'exprime notre Enfant pour apprécier ceux
qu'il est bon de satisfaire,
- analyser
les centaines de jugements venant de notre Parent Interne,
qui se manifestent en nous du matin au soir.
Ce sera dire adieu à ces «petites voix » en nous
(souvent celle de notre père ou de notre mère) et
décider une action de manière autonome et personnelle,
- accroître nos connaissances dans tous les
domaines, sans aucune crainte de surcharge,
- nous entraîner à parler juste,
c'est-à-dire en étant plus conscient(e), plus
spontané(e), plus responsable.
- C'est d'abord passer en revue les normes qu'il
contient en les triant avec notre Adulte pour conserver les valeurs les
plus fondamentales, à savoir celles
qui nous dictent le respect le plus intégral des autres et de la
vie :
> "ne porte jamais atteinte à l'intégrité
physique d'une personne, toi y compris"
> "ne porte pas atteinte à l'intégrité
psychique d'une personne, toi y compris"
> "ose t'affirmer, c'est-à-dire ose te tromper, changer
d'opinion, ne pas chercher à
plaire",
> "ose avoir des
limites",
> "ose penser que
tu es important(e)",
> "ose refuser ou
exiger",
- C'est aussi refuser les déductions
erronées qui font figure de norme dans notre
société :
Ex : « Si tu m'aimes, tu ne vas pas aller seul(e) au
cinéma »,
- C'est enfin, développer son Parent
Nourricier, faire des compliments sincères aux
autres.
Chez une personne bien équilibrée, il règne une "véritable
démocratie" entre ses états du moi, elle les
utilise selon les situations.
Par contre, lorsque ces états du moi ne sont pas utilisés
de manière harmonieuse, la personne concernée ne va pas
se sentir "bien dans sa peau". Il devient alors nécessaire de
développer un état du moi que l'on estime
atrophié, ou bien réduire un état
hyperthrophié grâce à une aide
psychothérapique.
Et alors, en aidant ainsi
le requérant à développer ses trois
état du Moi d'une manière équilibrée, le
thérapeute fait courir un risque à son patient :
celui
de devenir une personne très appréciée !!
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SOPHROLOGIE 86
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